Le pernambouc, utilisé par presque tous les archetiers depuis deux siècles, pourrait subir encore plus de restrictions qu’actuellement. Pourtant ce ne sont pas les archetiers dans le monde qui menacent l’espèce.
L’histoire du bois du Brésil est intéressante. Le Pau Brasília a donné son nom au Brésil.
En arrivant par la mer les Européens ont trouvé des forêts de mangroves. Les arbres au bords, frappés par les vagues de l’océan, étaient extrêmement durs et résistant. Le bois amené en Europe au dix-neuvième siècle était d’une excellente qualité pour la fabrication des archets. Mais plus les arbres en première ligne étaient coupés, plus on trouvait des arbres d’une moindre densité.
Les archetiers français ont fait une grande action de replantation de pernambouc au Brésil pour préserver l’espèce et pour s’assurer de pouvoir continuer à l’utiliser pour l’archeterie. Malheureusement, on se rend compte qu’après vingt ans, le bois récolté n’a pas du tout la densité requise pour la fabrication d’archets de qualité. Ce n’est pas pour rien que Stradivari allait chercher son bois d’épicéa sur les versant nord de la montagne, là où l’arbre pousse lentement dans des conditions difficiles.
De toute façon, si vous un archet éco-responsable choisissez du bois local, n’est-ce pas ?
Les archets en bois de Robinier / Acacia ou en bois de Cormier sont totalement écologiques !
